Module 2

Termes fondamentaux en échographie

Termes fondamentaux en échographie

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Ce module fait partie du parcours Les bases de l’échographie.

Maîtriser le vocabulaire de l’échographie, c’est la clé pour décrire, interpréter et communiquer vos images avec précision. Ce module détaille les termes fondamentaux : échogénicité, artefacts, échostructures et modes d’imagerie.

Ce que vous allez apprendre

  • La définition de l’échogénicité et comment qualifier une structure (hyperéchogène, hypoéchogène, anéchogène, isoéchogène)
  • Les principaux artefacts échographiques : cône d’ombre, renforcement postérieur, réverbération, miroir
  • Les différentes échostructures et leur signification clinique
  • Les modes d’imagerie disponibles sur un échographe moderne et leurs indications

Questions fréquentes

  • L’échogénicité décrit la capacité d’une structure à réfléchir les ultrasons et donc à apparaître plus ou moins brillante sur l’image. Une structure hyperéchogène renvoie beaucoup d’ultrasons et apparaît blanche ou grise claire (graisse, calculs, ligaments).

    Une structure hypoéchogène renvoie peu d’ultrasons et apparaît sombre (muscles, certaines lésions tumorales). Une structure anéchogène ne renvoie aucun ultrason et apparaît noire (liquides purs : urine, bile, sang dans un vaisseau). L’échogénicité est toujours décrite par rapport à un tissu de référence, généralement le parenchyme hépatique.

  • Le cône d’ombre est un artefact échographique se présentant comme une zone noire en profondeur d’une structure qui absorbe ou réfléchit totalement les ultrasons. Il apparaît car aucun signal ne revient de la zone située derrière l’obstacle.

    On distingue le cône d’ombre net (ou pur), caractéristique des calculs et des os, et le cône d’ombre impur (ou sale), produit par les gaz digestifs et les interfaces complexes. La présence d’un cône d’ombre net derrière une structure hyperéchogène endoluminale est pathognomonique d’un calcul (biliaire, rénal). C’est un signe diagnostique majeur à rechercher systématiquement.

  • Le renforcement postérieur (ou enhancement postérieur) est un artefact apparaissant comme une zone plus brillante en profondeur d’une structure anéchogène. Il se produit parce que le liquide n’atténue pas les ultrasons (contrairement aux tissus solides), si bien que les structures situées derrière une cavité liquidienne reçoivent un signal plus intense que prévu et apparaissent hyperéchogènes par comparaison.

    C’est un signe indirect très utile pour confirmer qu’une structure est bien liquidienne (kyste, vésicule biliaire, vessie). Son absence dans une structure apparemment anéchogène doit faire suspecter un contenu non liquidien.

  • Les principaux artefacts sont : le cône d’ombre (derrière os et calculs), le renforcement postérieur (derrière les liquides), la réverbération (multiples échos parallèles entre deux réflecteurs forts, comme devant une prothèse), les artéfacts en queue de comète (fines structures hyperéchogènes avec traîne brillante, évocateurs de microcristaux ou de gaz), le miroir (duplication d’image de part et d’autre d’une interface très réflective comme le diaphragme), et l’anisotropie des tendons (variation d’échogénicité selon l’angle de la sonde). Reconnaître ces artefacts évite les faux positifs et les pièges diagnostiques.

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