L'échographie des reins
L'échographie des reins
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Ce module fait partie du parcours Reins, Rate & Vessie.
Comment explorer les reins de façon systématique, mesurer les cavités pyélocalicielles, identifier une lithiase ou une masse ? Ce module vous guide à travers les coupes de référence et les pathologies rénales les plus fréquentes en pratique courante.
Ce que vous allez apprendre
- Les coupes de référence pour explorer les reins en totalité (longueur, largeur, parenchyme)
- La mesure des cavités pyélocalicielles et les critères de dilatation
- La reconnaissance des calculs rénaux et leur localisation
- Les signes de pyélonéphrite, de kyste simple et de masse rénale solide
Questions fréquentes
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La longueur rénale, mesure de référence, s’effectue en coupe longitudinale maximale passant par le grand axe du rein, de pôle supérieur à pôle inférieur (mesure bord externe-bord externe). Cette coupe est obtenue soit par voie postérieure (patient en décubitus ventral ou latéral), soit par voie antérieure ou latérale selon la morphologie.
Il faut s’assurer d’obtenir la longueur maximale et de ne pas tronquer les pôles rénaux. La mesure du diamètre antéropostérieur (épaisseur) et de la largeur complète l’évaluation volumétrique selon la formule de l’ellipsoïde (L × l × é × 0,52). Les mesures doivent être réalisées dans les deux reins, en notant systématiquement toute asymétrie.
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L’hydronéphrose désigne la dilatation du système pyélocaliciel due à un obstacle en aval. À l’échographie, elle se traduit par l’apparition d’un espace anéchogène au centre du rein (le bassinet dilaté) avec élargissement des calices visibles comme des structures en doigt de gant.
Elle est classiquement graduée en 3 ou 4 stades selon la société d’urologie. Le stade 1 correspond à une discrète dilatation du bassinet.
Le stade 2 montre des calices discrètement dilatés. Le stade 3 présente de grandes calices avec amincissement du parenchyme. Le stade 4 (grade sévère) montre une atrophie parenchymateuse majeure. L’identification de la cause de l’obstruction (calcul, tumeur, compression extrinsèque) est l’objectif prioritaire.
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Un kyste rénal simple réunit quatre critères stricts : forme ronde ou ovalaire régulière, paroi imperceptible (fine et lisse), contenu strictement anéchogène sans cloison ni végétation intrakystique, et renforcement postérieur. Ces quatre critères réunis définissent un kyste Bosniak I, bénin à 100%, qui ne nécessite aucun suivi.
La classification de Bosniak permet de stratifier le risque de malignité : un kyste Bosniak II (avec fines cloisons, calcifications) est surveillé par IRM, un Bosniak IIF nécessite une surveillance rapprochée, et les Bosniak III/IV (cloisons épaisses, végétations, rehaussement) sont suspects de malignité et relèvent d’une évaluation chirurgicale. En l’absence de l’un des quatre critères de simplicité, une IRM est indiquée.