L'échographie du pancréas
L'échographie du pancréas
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Ce module fait partie du parcours Aorte et pancréas Niveau 1.
Le pancréas est l’un des organes les plus difficiles à explorer à l’échographie. Ce module vous donne les techniques pour le retrouver systématiquement, décrire son écho-anatomie et reconnaître les principales anomalies : dilatation du Wirsung, masse pancréatique, pancréatite.
Ce que vous allez apprendre
- La technique pour retrouver le pancréas malgré les obstacles (gaz, graisse)
- Les coupes de référence du pancréas : tête, corps, queue
- La mesure du canal de Wirsung et ses valeurs normales
- Les signes échographiques de pancréatite aiguë et de masse pancréatique
Questions fréquentes
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La technique la plus efficace pour retrouver le pancréas passe par l’identification de ses repères vasculaires. En coupe transversale épigastrique haute, identifier l’aorte et la veine cave, puis chercher la veine mésentérique supérieure juste à droite de l’aorte (structure ronde anéchogène pulsatile pour l’une, non pulsatile pour l’autre).
La confluence portale (jonction veine mésentérique supérieure + veine splénique = veine porte) constitue le repère postérieur de la tête pancréatique. Le corps et la queue du pancréas se trouvent en avant de la veine splénique, que l’on suit vers la gauche. Faire boire de l’eau (300-500 mL) juste avant l’examen crée une fenêtre gastrique liquidienne qui chasse les gaz et améliore considerablement la visualisation.
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Le canal de Wirsung (canal pancréatique principal) a normalement un calibre inférieur à 3 mm. Une dilatation au-delà de 3 mm, surtout si elle est diffuse ou focale avec amont dilaté, est un signe d’alarme qui doit systématiquement conduire à une exploration complémentaire.
Les causes à rechercher en priorité sont le carcinome de la tête du pancréas (adénocarcinome, qui est la cause la plus grave et la plus fréquente), les tumeurs intracanalaires papillaires mucineuses du pancréas (TIPMP, dont certaines formes ont un potentiel malin élevé), et les lithiases ou sténoses du canal pancréatique dans le cadre d’une pancréatite chronique. Toute dilatation du Wirsung sans explication évidente impose une IRM pancréatique et/ou un scanner.
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Dans la pancréatite aiguë légère à modérée, l’échographie peut être quasi normale ou montrer des signes discrets : légère hypoéchogénicité et augmentation de volume du pancréas traduisant l’œdème, épanchement de la loge pancréatique. Cependant, l’échographie est souvent limitée en phase aiguë en raison de l’iléus réflexe qui provoque une distension gazeuse masquant le pancréas.
Dans les formes sévères, on peut observer des coulées de nécrose péripancréatiques (plages liquidiennnes irrégulières) et un épanchement péritonéal. Le scanner abdomino-pelvien avec injection reste l’examen de référence pour établir le score de gravité (score de Balthazar) et rechercher les complications (nécrose, abcès, pseudokyste).
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Le pseudokyste pancréatique est une collection liquidienne bien délimitée, de paroi propre (non épithéliale), survenant dans les suites d’une pancréatite aiguë ou chronique. À l’échographie, il apparaît comme une formation anéchogène arrondie ou ovalaire avec paroi régulière et renforcement postérieur, adjacent au pancréas ou à distance dans la cavité péritonéale.
Il se distingue d’un kyste simple par son contexte (antécédent de pancréatite), son contenu parfois hétérogène (débris, cloisons), et sa localisation péripancréatique. Contrairement aux kystes simples, les pseudokystes peuvent évoluer (augmenter, se compliquer d’infection ou de rupture) et nécessitent une surveillance rapprochée.